Peut-on se soigner par le vin ?

  • Peut-on se soigner par le vin ?

 

Chers amis, l’heure est grave.

 

Vous venez de finir l’année en beauté, vous avez débouché de belles bouteilles, les bouchons ont volé, les repas se sont enchainés et les kilos, durement perdus cet été sur les plages, sont réapparus avec la magie de Noël. Bref vous avez célébré comme il se doit la fin d’une année et le début d’une nouvelle, qu’on vous souhaite pleine de panache et d’aventures, et c’est bien légitime.

L’heure est maintenant aux bonnes résolutions, au bilan et aux promesses que l’on ne tiendra pas toujours. Chaque année c’est la même chose, vous partez plein de bonnes intentions, le poing serré et le torse bombé debout sur la table basse de votre salon, jurant à votre auditoire que l’on ne vous y prendra plus : cette année c’est fini, vous vous prenez en main. Repas équilibrés, yoga, inscription à la salle de sport et fin de la cigarette… Vous êtes déjà en train d’imaginer votre nouvelle vie d’ascète.

Loin de nous de vouloir remettre en cause la force de votre volonté, mais trop d’ambitions démesurées peuvent mettre à mal votre projet louable de remise en forme. Bon vivant un jour, bon vivant toujours, vous ne tiendrez pas longtemps à manger des carottes en courant sur votre tapis de course.

Au Pourboire, on a déniché pour vous un petit livre, idéal pour commencer l’année en douceur, sans se faire violence, qui remet au goût du jour le vin comme un produit sain et bon pour la santé.

 

Boire du vin, en voilà une bonne résolution pour 2014 !

Comment se soigner avec le vin ? C’est ce que nous explique ce best seller des années 1970 réedité par les librairies Cawa.

Le docteur Maury, en plus de porter le nœud papillon à merveille, fut diplômé de la
Faculté de Médecine de Paris. Fervent pratiquant de l’homéopathie depuis 1931, ce médecin résidant au Royal Homeopathic Hospital de Londres, a répertorié soixante maladies dont le traitement requiert des remèdes sous forme d’appellations contrôlées.

Vous avez du cholésterol ? Buvez des vins de Loire ou des Côtes de Provence.

Vous êtes pris des bronches ? Descendez vite à la cave chercher une bouteille de bordeaux rouge ou de bourgogne titrant à 10°.

Vous êtes enceinte ? N’oubliez pas vos deux verres de bordeaux rouge à chaque repas.

Vous avez une angine ? Un peu de médoc ou de beaujolais et ça ira mieux.

Vous présentez des risques d’infarctus ? Carburez au champagne sec.

Vous avez des problèmes de vue ? Il vous faut un vin rouge léger de Bordeaux ou Bourgogne.

Vous êtes neurasthénique ? Mais qu’est-ce que vous attendez pour déboucher une blanquette de Limoux ?

 

L’auteur va jusqu’à dénoncer le discours anti-vin qui ne ferait que détourner l’attention des vrais dangers que sont la consommation excessive d’eau et de jus de fruits. La conclusion n’est autre que si les français buvaient plus de vin l’alcoolisme ne serait plus un problème.

Cela peut faire sourire, ou hurler certains, mais ces recommandations ne sont pas le seul fait d’un amour démesuré de ce bon vieux doc pour le vin.

Si le discours autour des dangers de l’alcool prédomine dans les médias depuis de nombreuses années, des scientifiques travaillent également sur les bienfaits que peut avoir le vin consommé, avec modération bien sûr.

« Ceux qui boivent du vin modérément n’augmentent pas leur risque de cancer, c’est une vérité scientifique. D’ailleurs le haut comité de santé publique du Ministère de la santé en France continue aujourd’hui de recommander cette consommation modérée », explique le Professeur David Khayat, cancérologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

De quoi appuyer votre nouvelle résolution avec des arguments solides. Et pour les rabat-joie de service qui ne vous croiront pas, balancez leur donc à la figure le « French Paradoxe ». Ce phénomène bizarre qui fait que les français des régions où l’on mange le plus de produits gras et où la consommation de vin est élevée, ont un taux de décès par maladies cardio-vasculaires plus faible que les autres. Ah, on les entend moins là les hygiénistes réprobateurs !

Boire du vin et du bon, ne soignera sûrement pas tous vos maux, mais à défaut de remède miracle existant, autant se faire plaisir avec les produits de nos terroirs. Il parait même que ces petits plaisirs de la vie permettent de rester jeune dans sa tête.


Pour preuve s’il en faut une, Agathe Glévéo, cette centenaire lorientaise, qui a décidé de fêter son 100ème anniversaire à bord d’un hélicoptère avec ses copines.

 

Celle-ci confiait au Télégramme le secret de sa longévité: «je ne bois jamais d’eau, mais du vin rouge, du bordeaux de préférence. Et du punch aussi à l’occasion».

 

 

Santé à Tous !

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