Comme un poisson dans l'eau au Dauphin

  • Comme un poisson dans l'eau au Dauphin

On nous a parlé 10.000 fois du Châteaubriand et de son « crowd » très hip, des berlinois ou autres « downtowners » déguisés sans effort apparent en parisiens eux-mêmes costumés en « post- hipster normcore » partisans de la bouffe surnaturelle. Ils sont devenus dithyrambique en  nous faisant le récit des tapas prodigieux.  A quel point c’est bon, à quel point c’est cher et surtout de son chef Inaki, devenu un des piliers du fooding dans la capitale, et Fred, le copropriétaire affairé en salle avec ses flacons aux prix encore plus prodigieux que la qualité des mets. Bref, nous avions moins envie de nous y rendre afin de déguster des plats et leurs vins déjà vus et goutés.

Un soir, il y a un peu de temps, nous traversions blanc comme neige la place de la République afin de débouler à Parmentier et boire un verre quelque part, quand d’un coup nous apercevions une jeune fille tatoué déclamant la beauté d’une cuvée Victoire 2011 produit par M. Nicolas Reau. Eblouis par son discours, nous décidions d’entrer dans le restaurant derrière elle : Le Dauphin.

Au premier abord l’endroit évoque un cabinet de glace bauhausien où on a installé un bar entouré d’une quinzaine de tables. C’est l’architecte néerlandais Rem Kolhaas qui signe cette décoration de marbre. Le local était plein mais bien qu’on soit un groupe de six - sans réservation - on nous installe avec gentillesse et on nous demande ce que nous désirons boire. Notre choix ne pouvait être que cette cuvée Victoire.

La même fille l’apportait et nous précisait qu’elle est sommelière par passion et qu’il fallait qu’on déguste les merveilleux petits plats du chef, un certain Inaki Aizpitarte.

Et oui, on a atterris au cœur de « Boboville » sans qu’on se soit rendu compte. Pourtant, l’ambiance ressemblait à un vaisseau spatial, joujou pour adultes et heureusement pas pour adolescents barbus.

Aussi, le plats débordaient de citations italiennes et espagnoles plutôt que japonaises, un fait rare en ce-qui concerne les tables parisiennes dites branchées. Apres avoir gouté la carte entière, une deuxième bouteille du Victoire, peut-être même une troisième, et des cafés exceptionnellement délicieux.

Fred Péneau, qui, pendant toute la soirée ne se fatiguait jamais de s’assurer discrètement si tout était à notre goût, nous invite à un dernier verre au zinc, un charmant champagne, à l’époque pas encore dans la carte des vins mais surement dans nos cœurs et nos têtes en tant que mémoire surprenante d’une soirée sublime.      

Julius Gil 

 

Restaurant Le Dauphin

131, av. Parmentier

Paris

(75011)

TÉL : +33 1 55 28 78 88

MÉTRO : République, Goncourt, Parmentier

SITE : restaurantledauphin.net

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