Comment éviter la gueule de bois ?

  • Comment éviter la gueule de bois ?

Chers amis, l’heure est grave.

L’été pointe le bout de son nez. Vous avez troqué vos cols roulés pour des chemises légères et vos bonnets pour une bonne paire de Ray-Ban, tout le monde a fini d’hiberner et peuple à nouveau les terrasses des cafés.

Les journées se rallongent et le beau temps aidant, les invitations à sortir pleuvent ! Apéros, pique-niques, diners, soirées endiablées, il est fort à parier que vous ne raterez pas l’occasion de faire des virées nocturnes, de faire la fiesta, de guincher jusqu’au petit matin un verre à la main ! Et c’est bien légitime.

S’il doit être bien clair qu’au Pourboire, nous avons l’obligation légale de prôner la modération dans votre consommation d’alcool, il arrive que cette notion, pourtant bien relative à chacun et du coup difficilement chiffrable en nombre de verres, soit mise à rude épreuve. 

Il faut être réaliste, nous sommes de bons vivants pas des experts comptables du godet, alors oui, il arrive parfois qu’un repas soit un peu trop arrosé, dérape en une fête d’anthologie où le vin coule à flot avec à la clé une bonne vieille gueule de bois.

 

On le sait tous, les excès se paient et après la bringue d’un soir suit généralement un réveil difficile. Rude rançon de la gloire d’une nuit où vous aviez pourtant brillé par votre audace, votre humour et vos prouesses autant sur la piste de dance qu’au bar, vous n’êtes plus au petit matin que fatigue, douleur et mal de tête. Bref, vous trinquez sec !

Parce qu’être un fêtard n’est pas sans risque, que nous nous sommes tous déjà retrouvés dans cette situation inconfortable, et qu’on ne devient pas comme ça un « prince de la cuite » cher à Audiard, le Pourboire prend le problème à bras le corps et vous donne quelques conseils pour éviter ou tout du moins diminuer les lendemains difficiles.

S’il n’y a pas de remède miracle, une chose est sûre : la seule manière de lutter contre la gueule de bois c’est d’abord d’empêcher son apparition.

D’où vient la gueule de bois

La cause principale de votre mal-être « post-soirée trop arrosée » est la déshydratation. Et c’est parce que vous avez bu comme un trou que vous vous retrouvez déshydraté. Etrange n’est ce pas ? L’élimination des toxines présentes dans l’alcool par les reins déshydrate notre corps et provoque des maux de tête. Du coup pour éviter d’avoir l’effet désagréable du casque à pointe Allemand inversé au réveil, il faut penser à boire beaucoup d’eau pendant et après la soirée. Un verre de vin, un verre d’eau, un verre de vin, un verre d’eau,  + ½ litre avant de se coucher. Voilà ce qu’il faut essayer de faire pour ne pas finir déshydraté. Pas toujours facile, surtout quand la douce ivresse nous emporte et que l’on se croit au dessus des lois physiologiques.

Les nausées, brûlures d’estomac et vomissements sont dûs à l’effet de l’alcool et de l’acidité sur l’estomac. Le meilleur moyen d’éviter ces aigreurs est de ne pas boire à jeun. L’idéal : manger en buvant. Au delà du risque de douleurs le lendemain, un bon vin se savoure encore mieux sur un bon plat.

Buvez du bon

La qualité doit toujours primer sur la quantité mais lorsque l’alcool coule à flot, elle joue aussi un grand rôle sur votre état au réveil. Les vins de mauvaises qualités (mais cela marche pour tous les alcools en général) contiennent plus de sulfites et d’additifs qui accentuent le mal de crane.

Autre point basique : évitez les mélanges. Passer d’un vin rosé, à un vin blanc puis sur du rouge pour finalement déboucher un whisky ou se faire un gin tonic, n’est pas le meilleur cocktail pour être fringant au moment de partir au bureau le lendemain.

Ces conseils, d’une grande banalité vous en conviendrez, sont pourtant les seuls moyens de survie lorsque l’on se plonge dans un océan de boissons alcoolisés. Le reste ne permet que d’apaiser les douleurs.

Petite liste de pansements anti gueule de bois testés et approuvés :

-          Le sommeil : dormir permet de récupérer (pensez à boire de l’eau avant de vous endormir).

-          Un sauna ou un Hammam, pour éliminer rapidement les toxines. C’est radical, on se sent mieux tout de suite après. Pas de sauna ? Faites du sport pour oxygéner votre corps (facile à dire pas toujours à réaliser). Le top : se baigner et nager dans les vagues, ça réveille, c’est vivifiant et ça fait un bien fou. Mais bon là encore, il faut être proche de l’océan.

-           Mangez. Une banane pour les vitamines, des pates ou du riz pour vous tapisser l’estomac et pour vous apporter des sucres lents. Les huitres sont également un excellent moyen de se remettre d’aplomb grâce à leur teneur en zinc.

-          Tisanes détox, bouillons, soupes, tous les remèdes de grand-mère mais évitez de trop grandes doses de thé et de café qui comme l’alcool déshydratent.

-          Les médocs' : non, pas les délicieux vins de la rive gauche de Bordeaux mais bel et bien les médicaments qui atténueront vos douleurs. Paracétamol (ibuprofen ou doliprane) et citrate de bétaine.

-          Le Bloody Mary. Vous connaissez peut être ce vieux adage de pirate, « bois un coup, ça dessaoule ! ». Les causes de la gueule de bois proviennent de la chute du taux d’alcool et de son manque au sein du corps. Un petit coup de blanc ou le fameux cocktail Bloody Mary (jus de tomate avec un peu de vodka) permettent de couper la descente d’alcool et de diminuer le mal. ça marche, mais attention cela peut aussi avoir l’effet inverse et empirer la situation déjà critique. Le mal par le mal en quelque sorte.

Pourboire et conduire, il faut choisir !

Dernier point et pas des moindres, si l’amour du bon vin vous pousse parfois à vous laisser aller à une douce ivresse, si vous avez une grande soif de vie et que vous la croquez à pleine dents en l’arrosant généreusement, loin de nous la volonté de vous blâmer. Pour ça il y a suffisamment d’hygiénistes anti alcool, de prohibos en tout genre pour nous donner des leçons de morale et de vie. La modération est un concept bien vague, surtout quand on est passionné et que l’on se retrouve face à de magnifiques bouteilles, fruits de nos terroirs et du travail des hommes, mais nous ne serions être plus vigilants et stricts quant à la sécurité, et les conséquences de nos actes notamment sur la route.

On peut boire un tonneau, mais pas prendre le risque d’en faire un.

Santé à tous.

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