QUE DOIT-ON BOIRE AUX SPORT D’HIVER ?

  • QUE DOIT-ON BOIRE AUX SPORT D’HIVER ?

Chers amis, l’heure est grave.

Vous envisager peut être d’aller vous dégourdir les jambes et prendre un grand bol d’air frais à la montagne à l’occasion des vacances de Février, et c’est bien légitime.

Si vous n’avez pas la chance de pouvoir chausser des skis cette année, rabattez-vous sur les JO de Sotchi. Oui c’est moins bien on vous l’accorde, mais si cette chronique peut vous permettre de vous jeter un bon petit coup derrière la cravate tranquillement installé devant une compétition de bobsleigh, c’est déjà pas mal !

Les joies de la neige, des pistes que l’on déballe à toute vitesse, des tires-fesses et des remontés mécaniques où l’on refait le monde, les tartiflettes et les soirées raclettes de l’après-ski… Ah la montagne, ça nous gagne comme disait l’autre.

Très bien me direz-vous, mais venons-en au sujet qui nous intéresse aujourd’hui. Vous êtes surement un crack du slalom, un habitué des monts vertigineux, du genre celui qui chausse ses skis en un rien de temps et  dont l’élégance sur les pistes n’est plus à prouver mais vous êtes vous demandé ce qu’il était de bon ton de boire ou de ne pas boire à la montagne ?

Voici donc les chaudes recommandations du Pourboire pour ne pas que vous vous retrouviez seul dans un froid glacial avec rien d’autre qu’une bouteille de genepi pour étancher votre soif.

Dossier brulant : le vin chaud

“Monsieur Dusse, comme nous avons vingt minutes pour monter, nous allons en profiter pour faire un p’tit cours sur le planté du bâton. Et dès l’arrivée pour vous récompenser, nous irons prendre un verre de vin chaud”. 

C’est un classique, le vin chaud est LA boisson du ski et il est fort à parier que l’on vous en proposera quelque soit le restaurant d’altitude dans lequel vous vous arrêterez.

Il ne faut pas se mentir, le seul vrai intérêt de cette boisson est qu’elle réchauffe et requinque. Le vin utilisé est de mauvaise qualité (ou alors c’est un sacrilège), les épices et la cannelle rajoutées l’aromatisent vulgairement, le tout servit dans un gobelet en plastique à la hauteur de la boisson. Bref on est bien loin des jolies quilles que le Pourboire vous envoie chaque mois.

Ni voyez là aucun snobisme, si vous aimez boire votre petit vin chaud hivernal en bas des pistes, que cela fait partie de votre « rituel ski», alors allez-y mais l’objet de cette chronique est de sortir des sentiers battus, pas de vous conforter dans vos habitudes.

Pour ceux qui, comme nous, ne sont pas très vin chaud, une solution s’offre à vous pour vous réchauffer en haut des pistes tout en gardant une certaine classe :

Remplissez une flasque d’un bon cognac. D’abord c’est l’occasion de ressortir cet objet dont vous ne vous serviez plus depuis belle lurette. Il est vrai que ce petit bout de métal n’est pas toujours facile à assumer dans sa tenue de tous les jours mais il peut s’avérer bien pratique en haute-altitude. Autrement plus classe que le gobelet de vin chaud, la flasque fera fort belle impression auprès de vos amis, médusés devant tant d’allure et de panache et envieux dès que le premier effluve du XO que vous aurez amené atteindra le bout de leur nez. C’est quand même autre chose que du vin passé à la casserole avec de la cannelle ce Cognac !

Pour le choix du cognac, il faut quelque chose de délicieusement puissant, chargé d’arômes, et qui tient les pistes noires. A savoir les petites champagnes du Château Montifaud. Et flasque !!

Quels vins pour l’après-ski

Vous avez dévalé les pentes ardues et les sommets obliques comme un chef que vous êtes mais la journée est loin d’être finie. L’après-ski fait partie des petits bonheurs des sports d’hiver. Après l’effort, le réconfort et le bon vivant que vous êtes a déjà prévu de goûter aux merveilles culinaires locales. Tartiflettes, fondues, raclettes, rösti et autres charcuteries sont des plats immanquables, alors quels vins déboucher pour arroser vos gueuletons de montagnards ?

L’eau est absolument déconseillée. Non pas parce nous sommes d’affreux poivrots prohibitionnistes inversés mais parce que, selon une légende alpine, boire de l’eau sur une raclette conduirait à de graves déconvenues digestives. Personne au Pourboire n’ayant osé vérifier, nous nous en tiendrons à cette première recommandation : ne pas boire la tasse à la montagne !

Pour les vins, premier conseil : pensez local !

C’est la meilleure ligne de conduite à avoir et elle ne vaut pas que pour la montagne. Les vins et les plats locaux s’accordent souvent naturellement. Les vins de Savoie vont par exemple parfaitement avec… la fondue savoyarde.  Un jeu d’enfant n’est-ce pas ?

Plutôt rouge ou blanc ? Au Pourboire on privilégie les blancs (La roussette) pour leurs cotés vifs et nerveux face au gras du fromage, mais les rouges comme les mondeuses de Savoie ou un pinot du Bugey, peuvent être parfaits aussi.

Deuxième conseil et il vaut, là encore, au-delà de votre trêve hivernal au ski : évitez d’acheter vos vins au supermarché. Ceux des stations de sportsd’hiver ont souvent des sélections très limitées et pratiquent des prix ahurissants. Privilégiez les producteurs locaux, faites vous livrer une ou deux caisses sur votre lieu de villégiature ou préparer quelques bouteilles à glisser dans vos valises avant de partir.

Voici une petite sélection non exhaustive, made in le Pourboire, sous les conseils de Jean-Charles, pour prendre comme il se doit un peu d’altitude un verre à la main mais pas la tête à l’envers :

Les vins d’Alain Brumont qui touchent les Pyrénées, les mondeuses de Savoie, les vins rouges du Jura de Stéphane Tissot, La rangée du curé de Capelanel à Cahors (sélectionné par le Pourboire en décembre à retrouver sur notre site), ou encore en blanc, un Crépy, un Apremont ou les Clairettes des terrasses du Larzac de la croix Chaptal que nos abonnés vont découvrir avec ce journal.

En chasse neige ou tout schuss,  piste verte ou en hors pistes, sur un télésiège ou sur votre canapé, nous vous souhaitons de belles dégustations.

Santé à tous !

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